Gioachino Rossini - La pie voleuse - Orchestre Philharmonique de Berlin

10,00 €

Article occasion

Format Vinyle : 33 Tours, 1 Vinyle, Pochettes doubles 

Titre Principal :  Ouverture - La pie voleuse.

Herbert Von Karajan

 

Genre Musical : Classique 

Réf Cdm : 0036

Code : 2530 144

Année de sortie :  NC

Label :  Deutsche Grammophon

Collection PRESTIGE

Version : Française

 

État du Média : VG +

Remarque sur Média :  NC

État Pochette : VG +

Remarque sur Pochette :  NC

État Macaron

Face À : Très Bon

Face B :  Trés Bon

État d’Écoute :  Trés Bonne écoute

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Lien info Wikipédia

 

1. Anecdotes et légendes :

Cet album a été enregistré en janvier 1971 à la célèbre Jesus-Christus-Kirche de Berlin-Dahlem, une église réputée dans le monde entier pour son acoustique exceptionnelle et chaleureuse.

  • Le paradoxe Karajan / Rossini : Herbert von Karajan était le maître incontesté du répertoire austro-allemand lourd (Beethoven, Brahms, Wagner, Strauss). Le voir s'attaquer à la légèreté, au brio et à l'humour italien de Gioachino Rossini relevait presque du contre-emploi. La légende de cet album réside dans la manière dont Karajan a appliqué la discipline de fer et la puissance sonore de l'Orchestre Philharmonique de Berlin à ces pages d'opéras.

  • Le fameux "Crescendo Rossinien" poussé à la perfection : Rossini est célèbre pour ses montées en tension orchestrale progressives (le crescendo). Les ingénieurs du son et les critiques de l'époque ont raconté à quel point Karajan et son équipe maniaient cela comme de l'orfèvrerie technologique et musicale. Le chef autrichien, obsédé par la perfection technique et le disque, voulait que l'on entende chaque détail des bois (comme la clarinette solo dans La pie voleuse) éclater au milieu d'un fondu orchestral d'une précision militaire. C'est ce contraste entre rigueur germanique et facétie italienne qui fait la renommée de cette version.

2. La pochette : 

  • L'auteur de la photographie : La magnifique photo de couverture est signée Siegfried Lauterwasser.

  • Le photographe attitré du "Mythe" : Lauterwasser était l'un des photographes officiels et préférés d'Herbert von Karajan (ainsi que du Festival de Bayreuth). Karajan contrôlait son image de manière obsessionnelle : il refusait la plupart des clichés pris sur le vif s'ils ne le montraient pas sous son meilleur profil, impérial, les yeux fermés, transporté par la musique.

  • Les conditions de la prise de vue : Ce cliché a été pris pendant une véritable session de direction d'orchestre, sous des éclairages de studio contrastés (technique du clair-obscur). Lauterwasser excellait à capturer le mouvement dramatique des mains de Karajan et sa chevelure argentée si caractéristique, se détachant sur un fond noir texturé. L'effet recherché — et réussi — était de sacraliser le chef d'orchestre en "sculpteur de son", une imagerie qui est devenue la signature visuelle des disques jaunes de la Deutsche Grammophon dans les années 1970.

3. Sources :

Les détails techniques, historiques et artistiques de cette édition s'appuient sur :

  • Les fiches de production officielles et les crédits du vinyle d'origine (référence Deutsche Grammophon 2530 144, 1971), répertoriés par les bases de données discographiques comme Discogs.

  • Les archives d'enregistrement de la Deutsche Grammophon concernant les sessions de janvier 1971 à la Jesus-Christus-Kirche (sous la direction du producteur Hans Weber et de l'ingénieur du son Günter Hermanns).

  • Les biographies et archives photographiques de Siegfried Lauterwasser, documentant sa longue collaboration visuelle avec le chef d'orchestre autrichien.